Clous de faîtage qui remontent :
causes, risques et solution durable
Résumé — Ce que vous devez savoir
Les clous de faîtage qui remontent sont causés par les cycles répétés de dilatation et de rétractation du bois (chaleur, froid, humidité). À chaque cycle, le clou est légèrement expulsé vers le haut sans jamais redescendre. Avec le temps, la fixation ne tient plus : la tuile de faîtière se déstabilise et des infiltrations d'eau peuvent survenir.
Sain & Toit (Sarthe, Pays de la Loire) résout ce problème de façon durable en remplaçant les clous par des vis de faîtage en inox : contrairement aux clous, une vis ne remonte pas, ne rouille pas et garantit une tenue mécanique sur le long terme.


Vous avez repéré des têtes de clous qui dépassent tout en haut de votre toit, sur la ligne des tuiles faîtières ? C’est l’un des défauts les plus courants qu’on rencontre sur les maisons de la Sarthe, et il n’est pas anodin : un clou qui remonte, c’est une fixation qui ne tient plus. Voici pourquoi ça arrive, ce que ça risque de provoquer, et comment le reconnaître depuis le sol.
Qu’est-ce qu’un clou de faîtage ?
Le faîtage est l’arête la plus haute de la toiture, là où les deux pans se rejoignent. Pour la couvrir, on pose des tuiles faîtières, fixées traditionnellement par des clous enfoncés dans le liteau en bois qui court sous le faîte, à travers le mortier de scellement ou directement dans le bois.
Ces clous, le plus souvent en acier galvanisé, ont une tige lisse. C’est leur point faible : rien ne les retient dans le bois à part le serrage des fibres.
Pourquoi les clous de faîtage remontent avec le temps
Ce n’est pas un défaut de pose. C’est le bois qui travaille, et trois mécanismes se cumulent.
1. Les cycles chaud / froid
Le liteau se dilate en été et se contracte en hiver. À chaque contraction, le bois ne reprend pas exactement sa place autour de la tige : le clou est repoussé d’une fraction de millimètre vers le haut. Multiplié par vingt ans de saisons, ça finit par se voir.
2. L’humidité et le gonflement du bois
Pluie, condensation, petites infiltrations : un liteau humide gonfle et pousse sur tout ce qui le traverse. En séchant, il reprend son volume, mais le clou ne redescend pas. Avec nos hivers humides et nos étés chauds, ce cycle tourne à plein régime.
3. La corrosion
La galvanisation finit par céder. La rouille épaissit la tige, ce qui amplifie la remontée, et le clou perd sa résistance : même en place, il ne retient plus vraiment la tuile.

Comment le repérer depuis le sol
Quels sont les risques si on ne fait rien ?
- Faîtières qui bougent, se fissurent ou tombent : une tuile faîtière pèse plusieurs kilos. Sous le vent, elle peut glisser sur le pan puis chuter.
- Infiltrations au point le plus haut de la maison : l’eau descend le long de la charpente, trempe l’isolant et finit au plafond.
- Liteau qui pourrit là où l’eau passe, et avec lui la tenue de toute la ligne de faîte.
- Un chantier plus lourd à l’arrivée : refaire un faîtage et ses liteaux coûte bien plus que remplacer des fixations.
Renfoncer les clous : pourquoi ce n’est pas une solution
C’est le premier réflexe, et il ne tient pas. Le trou dans le liteau est élargi, la tige est lisse, le bois continue de travailler : le clou ressort en une ou deux saisons. La seule fixation qui reste en place, c’est une vis, dont le filetage s’accroche dans le bois. En inox, elle ne rouille pas non plus.
La solution durable : remplacer les clous par des vis inox
On monte sur le toit, on retire les clous existants et on refixe chaque faîtière avec une vis inox. Simple sur le papier, mais ça se passe sur l’arête du toit, harnais et point d’ancrage obligatoires. On intervient au Mans, dans toute la Sarthe et les départements voisins, devis gratuit après visite.
Voir la prestation remplacement des clous de faîtageLe bon moment pour s’en occuper
Idéalement en même temps qu’un démoussage de toiture : le matériel d’accès est déjà en place, et on voit le faîte de près. Sinon, dès que vous apercevez une tête de clou, et toujours après une tempête si une faîtière a bougé.



